• Dérangeantes mémoires

    Les choses se répètent sans cesse et c'était seulement à tes côtés que j'avais l'impressions de vivre.

    Ton regard perçait mon armure et me terrifiait tant, tandis que tu me parlais. Je ne captais aucune de tes paroles et ne cherchait pas à les comprendre. Tu fus, soudain surprise quand quelqu'un te heurta, te faisant tomber à terre. Observant ,avec toute la précision que j'était capable vu la foule qui se hâtaient autour de nous, tes yeux, paniqués. Tu cherchais une personne avec un visage triste. Désarmé à présent tu me hurla un ordre qui manquait de conviction:

    -Aide moi, au lieu de me regarder!

    Je t'approchai d'un pas sûre en évitant les passants hystériques et te tendis ma main.

    -Si tu t'arrêtes pour ramasser tout le monde, on te laissera derrière, m'as-tu dit alors que nos paumes se touchèrent. 

    Je fus étonné de découvrir un sourire sur mon visage avant que je te réponds:

    -Je ne peux faire comme si tu n'existais.

    Tu regardas autour de toi et soufflas un petit:"Tu devrais". Je suivi alors ton regard et le temps s'arrêta tandis que j'observais tous les piétons immobilisés. Leurs visages étaient couverts d'horreur, de peur et d'angoisse. Tous se hâtaient, sans faire attention, à un endroit qu'ils pensaient en sécurité. Ils se poussaient, se bousculaient, se renversaient, parfois tenant la main de quelqu'un, parfois portant des sacs. Certains étaient à terre, en boule sur eux même, pendant  qu'on les piétinait où qu'on essayait tant bien que mal de les esquiver, chutant des fois à son tour. 

    Dès que tu te remis à parler le monde bougea de nouveau:

    - Inutile, disais-tu.

    La cohue s'étant remis à courir, j'heurtai plusieurs personnes de plein fouet et tombai à genoux. Toi, qui t'étais décalée sans que je m'en rende compte, me regardais de telle manière que je compris que tu n'allais pas m'aider -c'était bien ton genre. Cette situation me fis rire, mon éclat s'intensifia quand je sentis quelqu'un me marcher sur la main et qu'il ne se retourna pas. Tu me fixais toujours répétant ta dernière phrase. "Pathétique" te répondis-je entre un cri lorsqu'on me bouscula une fois de plus. Après plusieurs tentative, je me releva avec difficulté et sortis du chemin sans, non, me faire broyer les pieds. Quand je te rejoignis, hors de l'allée, tu me tendis un revolver. Surpris, je ne m'en empara pas tout de suite mais décida de m'y résoudre puisque tu rapprocha l'arme de moi. Le contact du métal me fis frissonner.

    -Trois balle sur cinq.

    J'essayai de comprendre pendant que je te demanda quand j'aperçut un calibre entre ta main:

    -Deux chances sur cinq, ce n'est pas une très bonne mise, et toi?

    -zéro.

    Tu plaça la détente sur ta tempe, me contempla, attendis que je face de même et m'annonça:

    -C'est la fin.

    -La fin?

     -La fin du monde. Personne ne vas survivre, qu'importe la vitesse a laquelle ils courent, qu'importe les gens qu'ils connaissent...

    -En tant de crise personne ne connaît personne.Te coupais-je. Je regretta immédiatement de t'avoir interrompu quand j'aperçut le regard noir que tu me lançait. Ce qui ne t'empêcha, tout de même, d'ajouter:

    -Révoltant. Revolver.

    Nous appuyâmes ensemble sur la détente avant de crié:

    -Pour les Rêves!


  • Commentaires

    1
    Mercredi 16 Avril 2014 à 13:38

    Trop beau ! :)

    2
    Mercredi 16 Avril 2014 à 19:16

    Merci, mais tu ne le trouves pas un peu....dénudé de sens?

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