• Chacrée Chat

    « -Je n’ai jamais aimé les chats.

    -Ah bon ?

    -Oui, déjà quand j’étais petit, le chat de ma mère venait se coucher à mes côtés et ses ronronnements m’empêchaient de dormir. J’ai même faits beaucoup de cauchemars avec des chats ; des fois ils étaient en meutes, parfois tout seul mais l’ambiance pesante et stressante était toujours là et je me réveillais en pleine nuit trempé de sueur. Comment peut-on avoir un chat ? Une boule de poil muni d’un moteur allumée vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Et puis regardez-les ! Avec leurs airs méprisants presque supérieurs et les griffes affûtées prête à nous écorchée. Et à l’encontre de mon dégoût pour cet animal je ne lui ai jamais fait de mal ou même menacer de lui en faire.

    -Il y a une raison particulière pour que vous me parliez de cela ? » Demandais-je.

    « -Mon premier patron avait un chat. Un gros chat emmitouflé dans de longs et épais poils. Une vilaine bête qui crachait par terre et faisait ses griffes sur les tapis. Mon patron, George, je crois, en était fan ; il le laissait tout faire ! Et cette sale bestiole grimpait sur les bureaux, faisait tomber les piles de documents, s’amusait avec les câbles de l’ordinateur et finissait souvent par les débrancher. Personne n’osait toucher ce chat… Même son nom était odieux ; Marie-Geneviève-Christine. Franchement qui appelle son chat, son animal de compagnie Marie-Geneviève-Christine !?

    Et un jour le chat disparut. George était fou, il cherchait partout et me demandait presque toutes les dix minutes si je ne l’avais vu.  Il était peu être fou de rage mais au moins toute l’équipe avait put travailler sans encombre. Le lendemain on le retrouva dans une armoire. Mais le fait qu’il eût passé la nuit dans ce meuble n’était pas le seul problème ; quelqu’un l’avait entièrement rasé. Et je fus renvoyé. Le patron ne dit rien mais je savais qu’il pensait que c’était moi qui avais fait le coup. De toute façon dans cette boîte tout le monde était au courant de mon dégoût pour les chats. On m’avait dénoncé coupable.

    A la suite, quelques mois plus tard ma femme me quitta, après sept ans de vie commune. J’aurais put le supporter, je l’ai même supporté jusqu'à qu’un an après elle se maria avec  un certain Léon. Ma colère ne vient pas du fait que son nom aurait put appartenir à un chat, l’horreur c’est que lui il en avait un, un de chat !

    Même à la mort de mon père, ma mère à repris un chat. Un roux, d’un pelage magnifique. Il est même…presque…adorable. Mais je ne reviendrais jamais voir ma mère. Tout simplement parce que son chat, n’est plus un chat, c’est son nouvel enfant ! Elle l’habille, elle le douche, elle le couche, elle lui fait même les ongles ! Mais qu’est devenue l’humanité ? C’est un virus, une ancienne maladie qui forcent les gens à s’extasier devant ces…ces…animaux. Pourquoi les personnes changent de comportement quand un chat est en leur présence.  »

     

    Il reprit sa respiration et termina : « A présent je vis seul, dans un petit appartement de Londres. Avec un chat .»


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